Tout d’abord, le dernier projet en date, qui entre dans le cadre de notre partenariat au long cours avec la Bibliothèque Départementale de Sarthe (avec qui nous travaillons régulièrement, notamment autour du théâtre d’ombre) :
Il nous a été confié la mise en espace du dortoir des moines à l’abbaye de l’Epau, lors de la rencontre organisée par la BDS avec Charlie Adlard, dessinateur de la bande dessinée The walking dead (dont un nouveau tome vient de paraitre aux éditions Delcourt).
Ombres, univers noir et blanc et zombies étaient donc au programme, et voici quelques photos pour vous donner une idée de la chose : cliquez sur les images et d’autres apparaîtront (via le blog de Dinaïg).
Pour ce qui est des spectacles à venir, nous avons deux projets qui naîtront à seulement quelques mois d’intervalle, l’un porté par Régis Roudier, et l’autre par Dinaïg Stall (et ce projet-ci répondra à des questions telles que « Et le projet 2h14 à La Rochelle en mai-juin 2011, il s’est passé comment ? »)
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Premier dans le temps, premier que vous pourrez découvrir, Il a jamais tué personne, mon papa, mise en scène de Régis Roudier, d’après le roman éponyme de Jean-Louis Fournier. Et voici ce qu'il peut déjà vous en dire :
« Me revoilà donc metteur en scène d’une création pour Le Bruit du Frigo :
Pour Ici ou là, en 2006, j’avais été sollicité par Dinaïg et Cédric en cours de création et n’étais pas à l’origine du spectacle. Cette fois-ci c’est un projet que je porte depuis des années qui devient concret : adapter le récit autobiographique de Jean-Louis Fournier Il a jamais tué personne, mon papa, (© 1999,2008, Editions Stock) pour le jeune public à partir de 10 ans.
Le déclic a eu lieu juste avant l’été, quand j’ai trouvé le comédien qui incarnera le narrateur et l’aventure est partie sur les chapeaux de roues : note d’intention à soumettre à l’auteur, attente fébrile de sa réponse… qui est revenue positive, ouf ! Dans la foulée adaptation du texte, première lecture, nouveau contact avec l’auteur pour lui soumettre le texte remanié, nouveau soulagement quand il a accepté notre version de son récit (je comprends mieux l’état de fébrilité dans lequel se trouvait Dinaïg il y a quelques années lorsqu’elle contactait Nancy Huston pour lui soumettre ses projets d’adaptation!).
Quelques mots sur le thème et le parti pris de mise en scène :
Le texte raconte avec humour et dans un style enfantin les péripéties (souvent tragiques) d’une famille perturbée par l’alcoolisme d’un père médecin pour le moins original. Il fait ses visites dans les bars, pantoufles aux pieds, c’est un danger public au volant (les basses-cours de ses patients en font les frais), il se met en scène dans de faux suicides et engueule avec la même virulence un tas de bûches ou sa belle-mère. L’équilibre familial est sérieusement mis à mal par ses frasques, mais tout cela est écrit sans pathos et cette histoire touche autant qu’elle amuse, pourtant elle finit mal !
Le foisonnement dans le texte d’objets du quotidien, d’animaux, de véhicules décrits avec beaucoup de précision se prête particulièrement au travail avec des objets concrets présents sur scène. Le spectacle, pour 2 interprètes, mettra en situation le narrateur au milieu de ses souvenirs, matérialisés par l’apparition de jouets, de miniatures, d’objets du quotidien, de projections d’ombres et de silhouettes, le tout manipulé et agencé pour soutenir ou décaler le récit.
La technique se fera à vue dans une scénographie ludique et modulable. On assistera à la construction et la déconstruction des espaces, des images et des situations, comme autant de souvenirs à explorer, à déformer, à réinventer.
Nous sommes actuellement en phase de production et de recherches de partenaires. Les choses avancent et la création est prévue pour novembre 2012. »
Et si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez télécharger le dossier de production ici.
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Deuxième projet, mis en scène par Dinaïg Stall… 2h14 de David Paquet ! Hein, quoi, comment ? Vous pensez avoir raté un épisode, ou au contraire revoir le même ?! Et bien non, c’est juste que le projet développé en mai-juin (pour mémoire : résidence d’écriture de l’auteur et laboratoire de travail avec des lycéen-ne-s de l’option théâtre du lycée Valin autour de la pièce, entre autres), tout cela s’est tellement bien passé que l’on s’est pris à rêver à une suite…
Et grâce à la scène nationale La Coursive (La Rochelle), et à plusieurs autres (les partenariats sont en train de se mettre ne place, plus de nouvelles bientôt !), le rêve est en train de prendre forme, pour s’acheminer vers une création professionnelle de la pièce à l’horizon mars 2013 !
Quelques mots de la pièce, et des partis-pris, extraits du dossier de production que vous pouvez, si vous le souhaitez retrouver dans son intégralité en cliquant ici :
«Une femme s'avance sur le plateau. Elle porte un masque d'hirondelle.Et nous avertit d'emblée : elle n'est pas une tortue.
Ce personnage énigmatique vient régulièrement ponctuer les parcours de cinq autres, quatre adolescents et leur professeur de français. Elle distille peu à peu des informations sur son propre drame et sur ce qui la relie à tous les autres protagonistes.
Ceux-ci se croisent, se cherchent (eux-mêmes, et les uns les autres), se ratent souvent, se trouvent parfois, grandissent. Tous n'ont qu'un seul désir : goûter au bonheur. Chacun y arrive comme il peut : Jade avale des vers, Berthier s'invente un handicap, Katrina opte pour un tatou, François ouvre des portes par milliers et Denis remet tout en question à cause d'une lasagne au sable.
Leur parcours fragmenté - parfois drôle, parfois grave - est toujours surprenant.
Jusqu'à ce qu'il s'arrête net. A 2h14.
Tous sont morts. Tous ont été tués. Par le fils de la femme-hirondelle. »
« 2h14 n'a pas été écrite pour être interprétée par des marionnettes. David Paquet l'a écrite pour six comédiens et comédiennes. Pourtant, la marionnette me semble ici un outil idéal : elle donne corps et expressivité aux projections les plus folles, aux conflits intérieurs, à la mort elle-même. (…)La marionnette peut être utilisée comme extension des comédiens, comme double. Elle permet de faire des allers-retours signifiants entre l'acteur réel et le personnage fictif, ce qui vit et ce qui est mort, l'absence et la présence."
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Voilà… Des mois d’intenses activités s’annoncent, et on espère qu’elles nous donneront l’occasion de nous recroiser, ici ou là, au gré des répétitions, chantiers ouverts et représentations dont vous nous tiendrons informé-e-s !
Et si vous voulez nous soutenir dans toutes ces activités, vous pouvez aussi adhérer !
A bientôt,
Le Bruit du Frigo



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